The Worlds of Seashells

The Worlds of Seashells

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C’est par ces mots que les visiteurs sont accueillis à l’entrée du Musée des Coquillages, qui a été récemment transféré sur son nouveau site de la Place du Moulin, Heritage Bel Ombre. Au-delà de leur fonction intrinsèque, les coquillages, objets naturels mais aussi culturels, étonnent, intriguent et inspirent depuis des siècles les collectionneurs, les scientifiques et les artistes. Les coquillages ont un attrait esthétique et ont attiré de nombreux mythes, certains de chez nous et d’autres de pays lointains, ainsi qu’une fascination pour leur forme et leur fonctionnement biologique. Avec ses 8 000 spécimens issus de la collection du conchologue Eric Le Court de Billot, World of Seashells est une révélation qui vaut le détour.

UNE APPARENCE TROMPEUSE

Aussi incroyable que cela puisse paraître, il existe plus de 75 000 espèces de coquillages dans le monde. Le musée a classé les spécimens par famille, conformément au système d’indexation du Registre mondial des espèces marines 2018. Mais qu’est-ce qu’un coquillage ? C’est le squelette externe en forme de spirale ou de cône d’un mollusque. Avec une surface côtelée ou couverte d’épines, parés de couleurs nacrées ou chatoyantes et d’une forme géométrique que seule la nature aurait pu créer, les coquillages se déclinent dans une étonnante variété de formes. Mais au-delà de leur beauté, ils constituent un excellent moyen de défense contre les prédateurs.

Une visite permet de découvrir des anecdotes fascinantes. Par exemple, la proportion divine des coquillages a attiré mathématiciens et savants depuis l’Antiquité et le musée explique très clairement le lien entre les coquillages et le nombre d’or. Des dieux tels que Vénus et Aphrodite dans la mythologie gréco-romaine ou Yemoja (déesse de la mer chez les Yorubas) et Vishnu chez les Hindous sont représentés avec un coquillage, une coquille Saint-Jacques ou une conque. L’un des textes du musée indique : « Dans toutes les cultures et civilisations, les coquillages font partie de la représentation de l’eau comme symbole de fertilité, de purification et de renaissance. »

LEUR BEAUTÉ EN DANGER

Outre les merveilleuses expositions, le musée informe également les visiteurs sur les risques liés à la surexploitation des coquillages. La pollution marine accélère également la disparition d’espèces telles que les bivalves (mollusques à coquille articulée à deux valves) qui sont des filtreurs, absorbant les métaux lourds et les polluants organiques. En outre, l’acidification des océans a un impact direct sur la vie des mollusques. Si nous voulons continuer à pouvoir apprécier la présence précieuse des coquillages sur nos plages et dans nos océans, nous devons plus que jamais repenser nos modes de vie et la façon dont nous interagissons avec notre environnement.

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