L’économie circulaire

L’économie circulaire

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Apiculteur, agriculteur, guide forestier, entrepreneur… tous s’inspirent avant tout de la terre.

QUIN ZINIO, APICULTEUR

Quin avait dix-sept ans lorsqu’il a rencontré son premier essaim d’abeilles dans un champ de canne à sucre. Aujourd’hui, il possède sept ruches. Pour lui, ce qui n’était au départ qu’une humble contribution à la protection des abeilles est devenu une véritable passion. Comme il le raconte fièrement, « Mes abeilles se sont tellement habituées à moi que je n’utilise même plus de gants ». Quin n’est pas seulement apiculteur mais aussi guide à la réserve naturelle Heritage – son travail habituel.

Il y a reçu une formation sur la nature afin de pouvoir accompagner les visiteurs à travers les 3 200 hectares de la réserve qui regorgent de vie végétale et animale. Les activités quotidiennes dans la réserve sont pleines de petits plaisirs, comme se tenir sous un bois de natte vieux de 800 ans, voir fleurir l’arbre à flammes (bouquet banané) ou observer des groupes de perruches écho mauriciennes volant au-dessus de leur tête. Quin a grandi au milieu de la nature. Ses grands-parents étaient gardes-chasse et son père cultivait des pommes de terre à Britannia. Par conséquent, pendant son temps libre, le jeune homme ne manque jamais une occasion de promener son chien le long des berges de la rivière, où il attrape de petites crevettes d’eau douce et cueille des feuilles de taro, appelées localement brèdes songes. Beaucoup pourraient considérer qu’il s’agit là d’un style de vie vraiment luxueux…

DENIS MOOTEGOO, ENTOURÉ DE SES PLANTES

Né à Beau Bassin, le rêve de Denis depuis sa sortie du Royal College Curepipe était de travailler dans le Sud. « Quand j’étais jeune, se souvient-il avec un peu de nostalgie, j’adorais partir en vacances à Bel Ombre ». Une opportunité s’est présentée en 1990 dans le secteur de la canne à sucre lorsqu’il a été nommé pour travailler sur le système de pesage des cannes à Bel Ombre – et il n’a plus quitté la région depuis. Il apprend sur le tas et, quatre ans plus tard, il devient responsable des sections Chamarel et Case Noyale d’Agrïa. Il y passe vingt ans, entouré de plantations de canne à sucre, de café, de palmiers et d’ananas.

« J’AIME REGARDER LES PLANTES POUSSER ET PROSPÉRER »

Invité à créer un jardin de plantes endémiques sur le site de Coloured Earth avec le soutien de la Mauritian Wildlife Foundation, il a développé une passion pour les plantes locales. Aujourd’hui, il est le Smart Agriculture Officer d’Agrïa et dirige la pépinière de l’entreprise. Son équipe a récemment reçu une formation aux méthodes biologiques et, dans son jardin maraîcher de dix-sept hectares, il plante des légumes et des fruits selon des méthodes d’agriculture durable. « Ce que je préfère dans mon travail ? Regarder les plantes pousser et s’épanouir, traiter les attaques de parasites et les maladies qui les infectent. Un peu comme un médecin. »

FRANCESKA SPEVILLE, AMIE DE LA NATURE

À Bel Ombre, l’atelier de la Coopérative d’Élevage nous accueille avec une odeur de caramel et le clap-clap rythmique de cinq machines. Dans une pièce construite en pierre de basalte, Franceska, souriante, fabrique des assiettes à partir de couronnes de palmiers adultes de huit à dix ans. La Rodriguaise parcourt régulièrement l’île pour ramasser à la main les hampes tombées au sol. Ses terrains de chasse favoris sont le Château Benares (où elle trouve de magnifiques feuilles blanches), Britannia, Union Vale, Medine et, bien sûr, Bel Ombre. Toujours en quête d’innovation et naturellement curieuse, elle s’est récemment rendue au Jardin botanique de Pamplemousses à la recherche de nouvelles variétés de palmiers. Comme elle l’avoue, « je suis très sensible à la nature. C’est comme ça que j’ai avancé, en lui accordant toujours ma confiance. » En 2018, elle reçoit sa première commande importante de 1 500 plaques qu’elle doit produire en deux jours sur des machines qu’elle a importées d’Inde.

« C’EST UNE VÉRITABLE ALTERNATIVE AU PLASTIQUE ET J’AIME CE QUE JE FAIS ! »

L’opération a été un succès et, depuis, Franceska est devenue renommée dans son secteur. « C’est un produit écologique qui ne détruit rien et réutilise ce qui est tombé. Chaque assiette est unique et peut être utilisée plusieurs fois. Elle peut même être placée dans un micro-ondes. C’est une véritable alternative au plastique et j’adore ce que je fais. »

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